Menacé par le changement climatique qui frappe l’Antarctique, le manchot empereur fait désormais partie des espèces « en danger », selon la nouvelle liste de référence établie par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). La population de l’oiseau emblématique sera divisée par deux d’ici les années 2080 en raison du réchauffement qui fait reculer la banquise, selon l’organisation de référence, qui regroupe gouvernements, ONG et scientifiques.
« C’est une espèce très associée à la banquise et à la glace de mer. Or, depuis 2016-2017, il y a une forte diminution de l’étendue de banquise autour de l’Antarctique de manière assez globale et donc sans glace de mer, elle va avoir des grosses difficultés à survivre », explique à l’AFP Christophe Barbraud, chercheur au CNRS.
L’animal passe du statut d’espèce « quasi menacée » à « en danger » sur la liste rouge de l’UICN, l’inventaire mondial de référence sur l’état de conservation des espèces végétales et animales. L’otarie de Kerguelen a également rejoint cette catégorie, alors qu’elle était jusqu’à présent considérée à « préoccupation mineure ».
« Après une évaluation attentive de différentes menaces potentielles, nous avons conclu que le changement climatique d’origine humaine représente la menace la plus significative pour les manchots empereur », a expliqué Philip Trathan, membre du groupe de spécialistes qui a travaillé sur la nouvelle évaluation de l’UICN.


